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Découvrir la Bocca
Pourquoi notre agglomération s’appelle-telle La Bocca ?
On se l’est demandé bien souvent - Les noms de lieux dérivent de mots divers dont l’usage et le temps ont souvent altérés et déformé la racine originelle.
Beaucoup de toponymes provençaux puisent leurs racines, quelques uns dans le grec, dans d’autres du latin.
Les noms de quartiers cannois moins anciens ne prirent pas leur étymologie dans le latin, mais dans notre langue provençale. Voici pour notre agglomération de la Bocca les principales étymologies données par nos archives communales cannoises. Nous trouvons dès 1599 «La Boucas» et tout au long du XVIIIe siècle, également «l’Aboucas». Sur le cadastre de 1814, elle est ortographiée «Laboucas». Cet ortographe s’est maintenue jusqu’à beaucoup plus tard, dans une carte routière du Var publiée en 1778 par J.B. Chabert, on trouve inscrit : batterie de la Boucas. Puis une faute d’ortographe fut commise sur une carte de 1840 qui appelle notre quartier : La Bocca - Ce nom se généralisa et fut définitivement adopté.
On pense généralement qu’il y a dans ce nom une idée de bouche, d’embouchure, mais ce nom »La Bocca » étonne : mais prenons référence aux langues latines où bouche se dit en latin : bucca, en espagnol : boca, en italien : bocca, en provençal : bouche se dit bouco. La Boucas désignait l’embouchure de deux déversoirs naturels du quartier : le ruisseau désignait l’embouchure de deux déversoirs naturels du quartier : le ruisseau de Roquebilière qui recueille les eaux pluviales ruisselants sur les pentes est et sud-est de la Croix des Gardes et la Maïre au cours orienté ouest-est draine la partie de la plaine sur laquelle est situé notre agglomération.
La géographie même pousse à l’erreur en toponymie et prête à confusion. Il faut toujours partir des formes les plus anciennes : nous les connaissons aujourd’hui ce sont : arboquatz - albocatz - albocatum et albocassium.
Nous avons une racine : ALB/ARB plus deux suffixes OCC et ATZ/AS. La racine primitive est ALB - elle désigne une hauteur, une colline. Au fil des variations albococats s’est métamorphosé en Lou Boucas, La Boucas ou encore L’Aboucas.
Voilà enfin élucidé le mystère de la Bocca. Ce lieu - dit désigne donc la première éminence - le contrefort ouest de la Croix des Gardes - que l’on rencontrait en venant de l’Estérel par le bord de mer.
Comment est-on passé de l’antique albocats à la Bocca ! cela peut s’expliquer par les lois prhonétiques normales. Un mot commençant par AL a pu être senti comme un composé d’une préposition A et l’article L compris comme une forme contractée. AL s’est séparé du reste du mot. Au fil des variations albocats s’est métamorphosé en Lou Boucas, Laboucas, l’Aboucas, ensuite l’habitude du S final s’est perdue, le OU s’est transformé en O. Le XXe siècle officialise «LA BOCCA».



